Championnat du monde des rallyes 2008 l Rallye de France - Tour de Corse

Petite virée en championnat du monde

Le dimanche soir clôturant un triste rallye du Touquet arrosé par une sombre pluie automnale, je me retrouvais dans l' aérogare d' Orly Ouest en attendant l' embarquement pour le vol Air France à destination d' Ajaccio. Accompagné de Nico Baudin, Arnaud Augoyard et Anne Brahy, nous évoquions la semaine de "mondial" qui nous attendait. Arrivé le soir même dans la douce chaleur de l' ile de beauté, la course catastrophique que nous venions de vivre Eric et moi sur la Côte d' Opale à bord de la 307 était déjà oubliée. Déjà sur place, l' ami Antoine Paque était venu nous accueillir avec Jacques Julien Renucci, à notre descente d' avion.
L' aventure que nous allions vivre Antoine et moi s' est en fait décantée en quelques jours. Armando Perreira et Alain Vauthier, deux potes lorrains habitués du Tour de Corse au volant de leur WRC respective, étaient en panne de copilotes. Après un coup de fil d' Alain, nous nous sommes retrouvés, nous les deux nordistes à la droite des deux hommes de l' "Est". C'est donc aux cotés d'Alain que j' allais passé la semaine; tout d' abord pour les recos du fameux Tour, et ensuite durant tout le week end de course. Sortant juste de la 307, et connaissant déjà la 206 WRC pour avoir roulé dans une version 2001 aux cotés de Jean Marie Lexcellent, l' auto ne me posait aucun soucis. J' avais consciencieusement épluché la réglementation FIA appliquée en championnat du monde, le seul petit paramètre qui pouvait nous poser problème à Alain et moi, concernait plus notre entente et notre façon de travailler à chacun, car il fallait bien se rendre à l' évidence que pour une première course ensemble sans réellement se connaître; débuter par le Tour de Corse, n' était certainement pas la chose la plus facile. D'ailleurs, Armando et Antoine se trouve exactement dans la même position que nous. Je dois bien avouer qu' au départ du rallye, j' avais quelques appréhensions sur des notes un peu longues à annoncer sur des spéciales qui n' arrêtent pas de tourner une seconde, et les deux seuls passages en reconnaissance ne m' aidaient en rien.Finalement, l' expérience fut excellente, et tout s'est passé idéalement. La mise en jambe fut assez prudente en début de rallye, mais le rythme haussa assez rapidement au cours de la première journée, pour finir sur une ES presque parfaite avec les 27 kilomètres et demi d' Arbellara-Aullène.

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